Parcours 2012

À vol de condor, près de 5000 kilomètres séparent Mar del Plata de Lima. En 2012, le Dakar propose une épopée panaméricaine de plus de 9000 kilomètres au total. Le tracé en ligne, qui transporte le rallye des rives de l’Atlantique à celles du Pacifique, permet d’emmener ses concurrents à la découverte de nouveaux territoires, d’une autre Amérique. L’ampleur du défi impose également une modification du format sportif, qui comprend cette année 14 jours de course. Constamment guidés par la Cordillère des Andes, les pilotes retrouveront l’Atacama, et feront surtout l’expérience de la diversité des dunes en s’aventurant au Pérou.

TROIS PAYS : ARGENTINE – CHILI – PÉROU

Argentine, version large
Grand Départ + 5 étapes

Les séances de sport débutent dès le 1er janvier, après la cérémonie de départ de Mar del Plata. Habitués à traverser l’Argentine, les pilotes et équipages emprunteront cette fois une « ligne de coupe » inédite pour rejoindre la Cordillère des Andes. Seuls quelques paysages familiers et secteurs de premier choix, entre dunes et canyons, ont été sélectionnés pour rentrer dans le programme argentin de 2012.

Avec près de 3500 km de distance entre la frontière bolivienne et les extrémités de la Terre de Feu, l’Argentine a la carrure d’un Etat-continent. Son étendue, sur l’axe nord-sud comme sur la ligne estouest, donne plusieurs visages au pays. Sur le plan du climat, du relief ou du mode de vie, c’est la variété qui caractérise les nombreuses régions qui forment l’Argentine. Si les contrastes sont nombreux en matière de paysages, la passion pour les sports mécaniques est en revanche uniformément répartie sur le territoire. De Buenos Aires, où les concurrents ont goûté à leurs premiers bains de foule, à Cordoba, où les aficionados habituels de la manche de coupe du monde de WRC se donnent traditionnellement rendez-vous, l’engouement populaire a été constant. Près de 3,5 millions de spectateurs se sont déplacés pour le spectacle du Dakar.

Les Argentins ont connu des joies et des peines avec les pilotes qui les ont représenté sur le rallye.
Leur porte-drapeau désigné, Orlando Terranova, classé 9e en 2010, a quitté la course prématurément après avoir pourtant flirté avec le Top 5 sur les six premières étapes. Ses fans ont ensuite reporté leur enthousiasme patriotique sur la catégorie quad, où les Argentins se sont montrés dominateurs.
Au terme des 9000 kilomètres, Alejandro Patronelli succède à son frère cadet Marcos.

Chili, cap sur l’Atacama
5 étapes + 1 journée de repos

L’entrée au Chili commence d’abord par une partie d’escalade. Après avoir enjambé le massif andin, le rallye s’apprête à le longer jusqu’à son terme, en se frayant un chemin entre montagnes et océan. Au cours de cette remontée de l’axe sud-nord, le Dakar prévoit de se perdre au coeur du désert d’Atacama, où les aptitudes en navigation sont tout aussi indispensables que la science des dunes.


Long et mince. La physionomie du Chili, dont les limites sont imposées d’un côté par l’océan pacifique, de l’autre par la chaîne andine, en fait un des pays les plus étendus de la planète. Avec 4300 km du nord au sud (près de 5400 km de littoral au total !), le Chili n’a pas d’équivalent dans le domaine. En revanche, sa largeur n’excède jamais 349 km et rétrécit même jusqu’à une quinzaine de kilomètres dans le sud. Sur ce territoire filiforme, tous les types de climat sont déclinés, ainsi que tous les reliefs.
Du désert d’Atacama, réputé comme le plus aride du globe, aux montagnes de la Cordillère, les pilotes et équipages du Dakar goûtent depuis trois ans à une palette de paysages complète. Question sport, les Chiliens ont pris l’habitude de vivre le rallye au rythme de leur ambassadeur de luxe, Francisco Lopez, vainqueur de 4 étapes depuis que le Dakar fréquente son pays. Surtout, Chaleco a passé l’essentiel de l’édition 2011 en 3e position, avant un épisode de grande angoisse et d’émotion, où il a perdu sa place sur le podium. Le jour de l’arrivée finale !

Pérou, l’autre pays du désert
4 étapes + arrivée

Au niveau de la mer, le passage de la frontière est cette fois-ci indolore, mais le contraste est bien réel. Avant de rejoindre Lima, les plus anciens du rallye peuvent se préparer à réviser leurs classiques. Les secteurs de dunes péruviens peuvent paraître interminables, sauf à ceux qui maîtrisent le mauritanien. Là où la diversité des territoires et des modes de vie s’impose comme évidente, celle des sables exigera un apprentissage délicat.

Épicentre du pouvoir et de l’expansion coloniale espagnole au XVIème siècle, le Pérou est resté malgré la séparation avec la Bolivie (anciennement appelée le Haut-Pérou) le 3e plus vaste pays du continent sud-américain. Son territoire se partage entre le littoral, qui rassemble plus de 60 % de la population, les Sierra de la Cordillère des Andes, et la forêt amazonienne, qui occupe la partie est du pays. La rareté et la faiblesse des précipitations ont entretenu des zones totalement désertiques, dans le prolongement de l’Atacama Chilien, que le Dakar va explorer lors de l’édition 2012.
Si les pilotes et copilotes n’auront pas le loisir de découvrir les vestiges Incas du Machu Picchu ou les rives du majestueux lac Titicaca, leur traversée du pays jusqu’à Lima leur permettra de ressentir la vivacité et la diversité culturelle du pays, qui compte près de 50% de métis d’origine amérindienne et européenne, et où le Quechua reste la langue principalement parlée par presque 15 % des habitants.
Avant de recevoir le Dakar, le Pérou a commencé par y envoyer quelques pilotes en éclaireurs, comme le motard Carlo Vellutino, 91e de la dernière édition, ou Fernando Ferrand père et fils, qui ont bouclé le rallye en 2010 (47e) comme en 2011 (38e).

MAR DEL PLATA

Avec plus de 600 000 habitants, Mar del Plata se classe parmi les sept plus grandes villes d’Argentine. Au plus fort de l’été, elle en est surtout le coeur touristique : son attractivité multiplie la population par deux ou trois durant les vacances scolaires. La station balnéaire, située à 400 km au sud de la capitale, a longtemps été prisée des Porteños les plus aisés, ce qui lui vaut toujours le surnom de Biarritz argentine. Le développement des transports et l’accroissement des capacités d’accueil en ont ensuite fait le lieu de villégiature privilégié de tous les Argentins, qui se précipitent sur ses plages et vont se distraire au Rambla Casino, un des plus grands établissements de jeu du monde. Dans l’effervescence de la saison touristique, le départ du Dakar 2012 s’ajoutera aux nombreux événements qui animent la ville (concerts, matches de football, etc.). La cérémonie de départ organisée sur la majestueuse Plaza Colon promet aux concurrents son lot de frissons.

LIMA

La capitale du Pérou et son agglomération comptent plus de 10 millions d’habitants, un chiffre qui la classe au 5ème rang des villes d’Amérique latine. Fondée en 1535, elle se distingue surtout par la conservation d’édifices anciens dans le coeur historique, classé depuis 1991 au patrimoine mondial par l’UNESCO. Les courants architecturaux qui ont marqué la construction et le développement de la ville vont du baroque colonial de la Cathédrale, au style créole qui caractérise le Palais Torre-Tagle, actuel siège du ministère des affaires étrangères, en passant par le néo-classique d’inspiration française, reconnaissable sur le Théâtre Municipal ou la place Saint-Martin. Dans la Cité des Rois, les pilotes et équipages qui achèveront le Dakar 2012 connaîtront un dernier éblouissement en pénétrant sur la Plaza de Armas, où ils seront célébrés lors d’une grandiose cérémonie de podium.

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